CHRISTIAN TISSIER SHIHAN A BRUXELLES

Pour la deuxième année consécutive, le stage de février dirigé par Christian Tissier Shihan était accueilli au sein du dojo de Paul Van Lierde.

Superbe hall sportif de la Haute Ecole de Bruxelles avenue De Fré à Uccle, parking aisé, vestiaires confortables, salle lumineuse, accueil et organisation impeccable, autant de critères permettant la réussite plénière d’un tel stage.

De part sa situation géographique privilégiée, ce lieu de rendez-vous a permis de retrouver pas moins de pratiquants de seize nationalités différentes : Allemagne, Bulgarie, France, Finlande, Hollande, Iran, Israël, Italie, Japon, Luxembourg, Russie, Slovénie, Portugal, USA, Turquie, ainsi que des pratiquants belge de cinq associations extérieures à l’A.F.A. : UBéA, V.A.V., Tada Ima, Aïki Flanders, Aïki Libre. Autant de visages que l’on finit par connaître et que l’on est toujours content de revoir à chaque manifestation dirigé par Christian Shihan. Ce grand brassage d’aïkidoka de tout horizons, nous permet de rencontrer des personnes pratiquant « un autre » Aïki. On peut alors parfois avoir bien du mal à s’exprimer ensemble, à trouver une certaine harmonie dans le geste. Cependant, l’occasion d’approcher des haut gradés, de fréquenter des pratiquants en dehors du cocon douillet de nos clubs ne peut que nous apporter une expérience très enrichissante.

Je ne peux résumer en quelques lignes l’enseignement diffusé sur le tatami. Seuls les pratiquants présents peuvent témoigner de la richesse de celui que Christian Tissier nous prodigua durant ces six heures de stage.
Comme à son habitude Christian Shihan consacra beaucoup de temps, se dépensant sans compter pour approcher le plus grand nombre et apporter à tous selon son niveau des informations complémentaires permettant à chacun d’appréhender avec plus ou moins de satisfaction la maîtrise du principe à étudier à travers la technique.

Il nous a proposé une pratique dynamique ou l’un des points forts de sa pédagogie était d’établir une logique de points fixes obligés (à respecter absolument) mais, sans jamais rompre le contact, sur lesquels il ne faut pas s’attarder. Ce repérage de points fixes sur lequel il faut passer sans s’y arrêter permet tout en respectant l’évolution fluide de la technique de développer les qualités nécessaires à la construction de celle-ci.

Christian Shihan n’hésite pas à comparer cette recherche au parcours d’un alpiniste sur son mur d’escalade qui repère du regard ses points de contacts successifs pour y prendre appui sans jamais s’y fixer afin de ne pas s’arrêter dans sa progression.

Christian Tissier cherche sans cesse à nous faire prendre conscience de ce que l’on fait, à saisir les principes que l’on applique sans pour autant les intellectualiser à partir de trop d’explication mais en nous permettant de développer les sensations à travers un panel de techniques sans cesse renouvelé. Bref... un enseignement précis, rigoureux, qui donne une structure à notre pratique; nous fixant à chaque fois de nouveaux objectifs à atteindre.

Je ne voudrais pas limité mon témoignage dans la rédaction d’une liste de techniques exécutées pendant ces six heures. Aussi, préférais-je tout simplement vous dire que comme tant d’autres, ces trois cours dispensés ravivent ma pratique et donne à ma recherche une nouvelle vigueur.

Sans aucun doute d’autres points forts ont été abordés mais il faudra m’en excuser, le temps est passé si rapidement... à peine le temps de retenir un petit quelque chose... La difficulté de la pratique est parfois telle que je préfère me laisser porter par le temps présent, apprécier mon étude étape par étape et ... laisser faire le temps.

Le plaisir de la pratique est à lui seul une source d’énergie intarissable que je souhaite que tous puissent partager le plus longtemps possible.

 

En dehors du stage proprement dit, au terme de la première soirée, quelques membres du conseil d’Administration, de la commission fédérale des Grades et du comité organisateur se sont retrouvés pour partager un petit repas sympathique dans un établissement judicieusement choisi par le Dojo Cho du Shugyo Dojo. Ce moment informel autour de Christian Shihan nous ont permis d’apprécier sa décontraction, son humour, son aptitude à être à l’écoute des autres en toute simplicité.

Pour permettre à Christian Tissier, dont c’était l’anniversaire ce 7 février, de souffler ces 58 bougies, nous avons terminé la soirée en partageant un délicieux gâteau au chocolat (dont on le sait friand !) accompagné d’une petite flûte de champagne.

Ambiance conviviale et belle amitié entretenue de la même manière sur le tatami, jusqu’à entonner, à la clôture du stage, un « Happy birthday » en l’honneur de Christian Tissier.

A la fin du stage, chacun, malgré la fatigue de la journée, a eu à cœur de participer au rangement des tatami. Je n’étais pas encore sortie de ma douche que déjà Christian Shihan repartait pour Dijon où il animait un autre stage dès le lendemain matin, laissant derrière lui bon nombre de questions encore sans réponse pour une bonne partie des pratiquants.

« Plus on étudie, plus on voit que l’on ignore beaucoup de chose ! »

Odette Gillet - Budo Club Samourai